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Côte d'Ivoire
Éditoriaux de Koné Seydou journaliste à Abidjan

Amusant, convivial: installer un Karaoké sur son PC

 

Le Patriote quotidien Ivoirien sur le Net

300 morts à Abidjan
La France en Côte d’Ivoire comme au Rwanda, il y a une décennie…

« Mille morts à gauche, mille morts à droite, j’avance… ». Laurent Gbagbo l’avait dit. Ce ne sont pas les faits qui se sont déroulés le jeudi 25 mars 2004 qui diraient le contraire. La déception vient plutôt de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, SEM Gildas Le Lidec, qui a justifié les tueries : le président avait interdit la manifestation, c’était donc de la provocation que d’avoir tenu à marcher. Les soldats français de l’Opération Licorne sont restés cloîtrés dans leur base pendant que les soldats « loyalistes » tiraient sur les populations civiles. Mais là encore, il n’y a pas de raison d’être déçu, surtout lorsqu’on sait que leur mission se limite à maintenir M. Laurent Gbagbo au pouvoir.
Au moment où les Nations Unies font leur mea culpa dans l’affaire de la tragédie rwandaise de 1994, elles se rendent coupables, par leur inertie, de ce qui se passe sous leurs yeux en Côte d’Ivoire. Pourtant, le sociologue belge, Benoît Scheuer, s’égosille à attirer l’attention de la communauté internationale sur le génocide qui se déroule dans ce pays depuis une décennie.
Les images diffusées par la presse internationale depuis jeudi dernier sont suffisamment loquaces pour décrire la tragédie ivoirienne. Des policiers, des gendarmes et des militaires armés jusqu’aux dents ont investis les différents quartiers d’Abidjan, à bord d’engins de guerre, à la demande du chef de l’État. Jusqu’au 24 mars, il s’agissait de procéder à des arrestations arbitraires, afin de dissuader la population de prendre part à la marche pacifique projetée par l’opposition. Mais depuis le 25 mars 2004, il s’agit de tirer sur la population à coups de canons, de mitrailleuses lourdes ou de kalachnikovs. Les hélicoptères de combat Mi-24 et Puma, ainsi que les chasseurs Mig 21 n’ont pas fait dans la dentelle. Des grenades à fragmentation ont été lancées dans les domiciles privés, des rafales tirées sur les mosquées. On parle à Abidjan de quatre nouveaux charniers…
Les organisateurs de la manifestation et les diplomates en poste à Abidjan parlent de 500 morts. Les organisations humanitaires de 300 tués et de centaines d’arrestations. Quant au bilan officiel donné par la police nationale, il ne fait état que de 37 morts et de 205 interpellations. La population, pour sa part, continue de pleurer : des commerces incendiés par les forces de l’ordre, et des dizaines d’innocents exécutés à leur domicile ou dans les rues. La cible était définie depuis longtemps, il ne restait plus qu’à tuer en toute impunité…
La réaction est venue de la rébellion. Les ex-rebelles, qui contrôlent les 2/3 du territoire, ont essayé de venir prendre la défense des populations civiles à Abidjan, mais ils se sont heurtés aux Français. Selon le quotidien « 24 heures » (n° 618 du mardi 30 mars 2004), des milliers de personnes ont entrepris lundi 29 mars de rallier la capitale à partir de Bouaké, afin de venir au secours de leurs parents pris en otage à Abidjan. Un chef de guerre du MPCI avait même contourné le barrage des Français lorsqu’il a été rattrapé par ses supérieurs et ramené à la base. Pour combien de temps ? Les Ivoiriens savent qu’ils n’ont plus rien à attendre de la communauté internationale. Un putschiste salué par son peuple mais rejeté par la communauté internationale, vaut mieux qu’un dictateur sanguinaire reconnu par l’extérieur, mais vomi par son peuple.

Seydou Koné,
31.03.2004

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Marche du 25 mars
22 – 28 mars 2004 : la semaine de tous les dangers…

L’opposition ivoirienne organise, le jeudi 25 mars 2004, une marche pacifique, suivie d’un meeting Place de la République, à Abidjan-Plateau. En effet, plus d’un an après la signature des Accords de Linas-Marcoussis qui ont sanctionné la fin des hostilités sur le terrain militaire, le Président Laurent Gbagbo et ses partisans empêchent régulièrement les ministres de l’opposition de travailler au sein du gouvernement de réconciliation nationale. Comme il fallait s’y attendre, le Président s’est empressé de signer un énième décret interdisant les manifestations publiques, et les forces de l’ordre ont été déversées dans les rues d’Abidjan pour casser de l’opposant. Des dizaines de personnes croupissent déjà dans les camps militaires...
Depuis que le RDR d’Alassane Ouattara, le PDCI de Henri Konan Bédié et les ex-mouvements rebelles (MPCI, MJP et MPIGO) ont décidé de marcher pour dénoncer les blocages dans l’application des Accords de Marcoussis, la tension est remontée d’un cran à Abidjan : les innombrables barrages des forces de l’ordre se sont remis en place, les rafles de nordistes et autres scènes de torture physique ont repris leur place dans le paysage abidjanais. La télévision nationale ne cesse de diffuser le décret présidentiel interdisant les manifestations publiques. Les engins de guerre patrouillent dans les quartiers populaires, lorsque le ciel est régulièrement occupé par les hélicoptères de combat russes. Pour boucler la boucle, le lieutenant-colonel Dogbo Blé Bruno (chef de la Garde républicaine) et le lieutenant-colonel Ahouma Brouha Nathanaël (chef de la Garde présidentielle), dans une lettre reproduite par la presse, ont pris, le samedi 20 mars, l’initiative de déclarer le quartier du Plateau, « zone rouge ». Estimant que cette marche est une "première étape à un assaut sur le palais" présidentiel, les deux hommes ont averti, sans en référer à l’État-major, que tout manifestant qui oserait s'aventurer (dans cette "zone rouge") sera considéré comme combattant ennemi et traité comme tel sans sommation". Quant aux miliciens du régime, les fameux « jeunes patriotes », ils ont qualifié cette manifestation de "provocation de trop". Charles Blé Goudé, leur responsable a même prévenu : "Nous allons décréter un blocus le 24 mars de tous les quartiers d'Abidjan. Chaque patriote doit rester dans son quartier et empêcher toute manifestation".
Que fait le Président Gbagbo pendant ce temps ? Il s’est retranché dans la cour familiale de feu le Président Félix Houphouët-Boigny, à Yamoussoukro, la capitale administrative du pays, à mi-chemin entre Abidjan et son village de Mama (Ouragahio), transformée pour la circonstance, en place forte : chars T55, hélicoptères de combat MI-24 et chasseurs Mig-23 russes par-ci, soldats loyalistes et mercenaires angolais, ukrainiens et sud-africains par-là, achèvent de traumatiser la jadis paisible cité du Bélier de Yamoussoukro.
En face, l’opposition ne s’en laisse pas compter. Tous les signataires des Accords de Marcoussis sont, cette fois, décidés à marcher pour démontrer à la face du monde que le pouvoir d’Abidjan est minoritaire et de mauvaise foi. La marche est prévue aussi bien à Abidjan qu’à Yamoussoukro. Il va sans dire que la semaine qui débute sera décisive pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’Ouest. En effet, tous les signes montrent que si les forces de l’ordre ouvrent le feu sur les manifestants, la riposte emportera le pouvoir. Du coup, l’arrivée début avril de casques bleus est fortement compromise.
Conformément à la résolution 1528 des Nations Unies, ce sont 6 590 casques bleus, dont 350 policiers Roumains qui se déploieront en Côte d’Ivoire : soit 2.250 soldats du Bangladesh, répartis en une compagnie du génie, une compagnie de transmission, un hôpital et une compagnie de quartier général comprenant 500 hommes, 350 soldats du Pakistan (une compagnie du génie et un escadron de transport), 164 soldats de France (une compagnie du génie), une escadrille d'hélicoptères d'Ukraine, et un bataillon du Maroc. Les effectifs des pays composants la Cedeao seront reconduits. Sénégal (255), Niger (310) Ghana (300 plus un hôpital de 50 hommes) Bénin (250), Togo (250). L’Onuci est placée sous le commandement du général de division sénégalais Abdoulaye Fall, actuel patron des forces de la Cedeao. A cela s’ajoutent les quelques 6.000 soldats français de l’Opération Licorne, en place depuis le déclenchement du conflit.

Seydou Koné,
22.03.2004

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Crimes contre l’humanité, crimes de guerre…
Voici pourquoi Laurent Gbagbo ne peut pas échapper à la justice internationale

En Côte d’Ivoire, les jours se suivent et se ressemblent. Les trêves ne durent que le temps d’un soupir. Gbagbo veut-il être reçu à l’Élysée ? Il demande à ses miliciens de mettre balle à terre. Mais à peine est-il rentré au pays qu’il entreprend une tournée pour vilipender ses adversaires politiques et remettre en cause les accords de paix. Laurent Gbagbo a-t-il décidé de laisser les ministres jouer librement leurs partitions, que les innombrables barrages disparaissent de nos rues. Mais, un ministre décide-t-il de sanctionner un magistrat fautif de sa chapelle, Gbagbo lâche ses chiens contre le Palais de Justice. Le mardi 9 mars 2004, des hordes de vandales et d’étudiants instrumentalisés cassent du magistrat. Sous l’œil bienveillant de la police. Pendant des heures. L’opposition décide-t-elle d’organiser une manifestation pour protester contre le fait que ses ministres n’ont pas les coudées franches pour travailler ? Gbagbo crie au coup d’État, et déverse les forces de l’ordre dans la rue. Encore une fois, la trêve n’aura duré que le temps d’un feu de paille. Le racket peut reprendre ses droits dans la rue. Les escadrons de la mort peuvent reprendre du service… 

Au commencement était le charnier de Yopougon. De triste mémoire. Le Président Laurent Gbagbo avait déclaré sur les antennes de la télévision et de la radio nationales, en octobre 2000 : « J’invite les forces de sécurité et de défense, armée, gendarmerie, police…, à se défendre par tous les moyens »… contre des civils aux mains nues qui contestaient son accession au pouvoir dans des conditions qu’il qualifiera lui-même de « calamiteuses ». C’était le point de départ d’une succession vertigineuse d’atrocités que personne n’aurait jamais cru possibles sur cette terre d’Eburnie.

Les médias d’État s’étant reconverties en tribunes populaires pour l’incitation gratuite à la haine religieuse, tribale et raciale, le pays connaîtra de trop nombreux cas de violence, de viols, de torture, d’emprisonnement sans jugement et d’exécutions sommaires commis, pour la plupart, dans les installations de l’École nationale de police, de gendarmerie ou dans les camps militaires. Les exécutions sommaires de transporteurs refusant de donner 200 CFA ou 500 CFA aux policiers ou aux gendarmes, était également inconnu en Côte d’Ivoire avant Gbagbo.

Le début de l’insurrection du 19 septembre 2002, a permis de justifier l’exécution des deux cents civils Maliens suite à la reprise de la ville de Daloa par les troupes loyalistes. Le charnier de Monoko-Zohi également, et toutes les victimes des escadrons de la mort.
Le lundi 7 octobre 2002, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, SEM Renaud Vignal, écrivait au Président Gbagbo pour lui signifier son indignation face à la « conception de l’information » des médias d’État, notamment la RTI et Fraternité Matin, qu’il accusait de « caviarder » ses propos. Et de dénoncer l’existence à Abidjan de « bourreaux de crânes stupides dans leur nationalisme exacerbé et xénophobe », dont le Directeur général du quotidien d’État, Fraternité Matin, qui se laisse trop souvent aller à des crises d’ « hystérie nationaliste » et se met « à hurler avec les loups les plus imbéciles contre la France ».
Le 1er mars 2003, au cours d’une conférence de presse organisée sur les escadrons de la mort, Gbagbo déclarait : « Si je tue quelqu’un, c’est quelqu’un qui peut m’empêcher de rester président… ». Il avait ainsi une pensée pieuse pour le Général Robert Guéi et deux responsables de la jeunesse de son parti, enlevés et exécutés, ainsi que Téhé Émile, un leader politique, H Camara, un comédien célèbre, et tous ces hommes d’affaires et simples citoyens enlevés à Abidjan pendant le couvre-feu, dépouillés de leurs biens et exécutés dans la forêt du Banco. Récemment, encore, M. Ouattara Soulé, entrepreneur en bâtiment originaire de Bondoukou, était enlevé en plein Abidjan en compagnie de son frère. Jusqu’à ce jour, leurs parents sont toujours sans nouvelles d’eux…

Autres faits d’armes, les rapports des commissions d’enquête des organisations internationales de défense des droits de l’homme désignant la Côte d’Ivoire comme base arrière du MODEL, un mouvement rebelle qui cherche à déstabiliser le Liberia voisin. Faut-il également ignorer les réfugiés libériens recrutés de force dans les camps d’hébergement du HCR à l’Ouest pour former la force LIMA, combattant aux côtés de l’armée régulière ?

Dans sa livraison du vendredi 12 mars 2004, le quotidien ivoirien « 24 heures » rend compte des atrocités commises par les populations de l’ethnie du Président Laurent Gbagbo sur les « non Bété » et les étrangers, dans leur fief de Gagnoa. Derrière la ligne de front, sous la protection des soldats français et des soldats de la CEDEAO, une forte concentration de gendarmes et de militaires de cette ethnie tue, violente et dépouille quotidiennement de pauvres hères, en toute impunité. Le résumé de ce reportage tient en son attaque. Au journaliste qui demande sa route à l’entrée de Ouragahio, un soldat répond sèchement : « Je ne suis pas ici pour donner des renseignements, je suis venu pour tuer. Je suis un tueur ». Pour toutes ces raisons, et même s’il n’y a pas de justice en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo ne peut pas échapper à la justice internationale.

Seydou Koné,
07.03.2004

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Pour ne pas aller à la réconciliation
Gbagbo continue de tuer des innocents…

Dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2003, une vingtaine d’individus ont été abattus en différents endroits d’Abidjan. A la télévision nationale, le matin, tous les commentaires ont abouti à la conclusion selon laquelle ces gens auraient été abattus parce qu’ils s’apprêtaient à attaquer des points stratégiques d’Abidjan. Mais les explications qui conduisaient à cette conclusion étaient, elles, diamétralement opposées les unes des autres, et aucun fusil d’assaut n’a été présenté à la presse. Si le conseiller à la défense du Président Gbagbo et le ministre de la Défense donnaient des détails sur les objectifs des « assaillants », les gendarmes qui étaient sur les lieux ne sont pas parvenus à expliquer en quoi les gens qui ont été abattus étaient dangereux. Quoi qu’il en soit, la journée de vendredi a été terrible pour les ressortissants du Nord habitant les quartiers populaires. Ils ont été raflés par centaines par des éléments des forces de sécurité et de défense surexcités. Les plus malheureux ont tout simplement été exécutés dans leurs habitations. Comme « éléments de preuve », les forces de l’ordre ont laissé sur les lieux de leurs exploits différents éléments tels que des chapelets Musulmans, des gris-gris ou tout simplement des exemplaires du Coran… Faut-il préciser qu’ils ont emporté les corps de leurs victimes ? Faut-il encore préciser que jusqu’à vendredi soir, les autorités ivoiriennes étaient incapables de donner l’identité des « assaillants » ?
A la vérité, le Président Laurent Gbagbo ne manque aucune occasion pour distraire la communauté nationale et internationale de l’application des Accords de Marcoussis, seule voie conduisant à la réconciliation nationale. A son retour de Libreville, au Gabon, où il avait donné sa « parole » au chef de l’État Gabonais et au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Gbagbo avait poussé ses miliciens et ses gendarmes, contre les soldats français, subitement accusés de les empêcher de « libérer » Bouaké. Aujourd’hui, ce sont probablement des innocents sans défense qu’ils ont exécuté en pleine nuit, à moins qu’il ne s’agisse de membres des « Nindjas », l’une des nombreuses milices tribales qu’il entretient avec l’argent du contribuable.
Avant-hier, le 21 octobre, notre confrère Jean Hélène, de Radio France Internationale, était froidement exécuté par un policier, le sergent Théodore Séry, l’un des nombreux jeunes déscolarisés recrutés dans la région natale de M. Gbagbo, et intégrés dans les effectifs de la police. Demain, les gendarmes et les miliciens de Gbagbo, arrêteront encore des gens sans défense dans les rues, les exécuteront impunément sous le prétexte fallacieux d’atteinte à la sûreté de l’État. Et ainsi de suite. Comme Adolf Hitler, dans les années quarante. Parce qu’un pouvoir minoritaire ne peut régner que par la terreur. Évidemment, la communauté internationale se moque de toutes ces atrocités. Une enquête a été diligentée par les autorités françaises à la suite de l’assassinat de Jean Hélène. Mais des quantités d’innocents comme lui ont tout aussi froidement été exécutés, depuis une décennie, et continuent de l’être sur la terre d’Eburnie, dans l’indifférence générale…

Seydou Koné,
12/12/2003

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