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Les poèmes de Patricia

Au bout du chemin, il y a toujours
Une porte qui baille
Une porte banale,
De bois peut être,
Veinée, polie par le temps,
Une de ces portes provinciales
Qui donnent sur des jardins un peu fous,
Désordre d'enfant roi.
Au bout du chemin, il y a toujours
Un peu de terre
Souple et grasse,
Où s'enfonce voluptueusement le pas,
Un peu de terre qui glisse entre les doigts
Un peu de terre qui signe
Le temps qui passe.
Au bout du chemin de l'amour, il y a souvent
Des rires qui s'émiettent.

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Les rues gémissent la nuit lorsqu'elles sont désertées.
Les rues exhalent les lourdes plaintes de
Tous ceux qui les ont foulées la journée.
Du sol sourd comme des parois d'une grotte
Le grondement dénudé des pensées enfouies le jour.
Les rues gémissent chaque nuit lorsqu'elles sont désertées.
Elles se plaignent doucement comme des enfants malades
Et suinte des fenêtres tout l'inexprimé,
Chagrins et joies, et les savoirs brûlés
Qui s'enchevêtrent dans le lacis des rencontres.
Les murs se diaprent de sons colorés chaque nuit
Quand nous nous en écartons
Et allons chercher la lourde paix du sommeil
Ou les sons éclatés les rythmes endiablés
Du flux et reflux de la danse.
Les murs respirent la nuit
Hors du regard de ce ceux qu'ils abritent.
Les murs vivent
Et les rues....

Immense respiration de la ville endormie
Les murs se taisent à l'aube
Blêmissent lentement et bleuissent
Et lorsque le jour mêle ses ors naissants
A la dernière argenture de la nuit
Etire ses bras de pieuvre une dernière fois
Avant de retrouver son visage reconstruit
Par le regard indifférent des humains.
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Flamme haute devant les yeux
Vibrante beauté me raconte vie.
Un pigeon sur la fenêtre répond à l'appel
Je chante comme dans l'aller lent.
Des chevaux galopent dans la prairie
Fauchant l'herbe de leurs sabots nerveux.
Le créer vient au bout des doigts
D'on ne sait où
Présent dans chaque branche d'arbre,
Dans chaque insecte
Dans chaque souffle de vent.
Des ondes de bonheur passent et me frôlent
Rond dessein loin du chemin de larmes
Je traverse le feu ami,
Caresse sur mon visage, 
Et ma gorge palpite sous sa chaleur.
Mots coulent.
Paix-océan traversée de brumes pâles
Chemin étoilé vers le sourire.
Là bas, dans le flot du temps,
Se trace le chemin.
Mes mains s'ouvrent et se ferment.
Joyeux, les muscles sous la peau.
Tourne un soleil sous mon crâne
S'ouvre la vision
Et là bas, sous les frondaisons radieuses
Eclate un seul mot:
Merci.

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Le passant, aveugle,
Traîne avec lui l'indifférence
Dans un filet à provisions
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Marianne s'ennuie dans son musée
sous son bonnet
Fossilisée
Elle aimerait bien au moins
Pouvoir éternuer.
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Je n'ai pas de ces jeux de grilles
Que l'on appelle "portées"
Où des mélodies se balancent
De croche en croche
De blanche à noire ou à silence
Pointés d'orgue.
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Au bord de ma fenêtre roucoule
Une absence
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Les craquelures de la terre font des cicatrices
Dans la vie des hommes.
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Ces vieilles portes s'ouvrent
Sur une odeur de momie.
Nulle vie dans ces tiroirs en "isme":
Elle a fui loin du couperet de la classification
Et de l'intelligence séparatrice.
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Patricia

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