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Editoriaux d'Arlette Desaules - Vevey  

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MERVEILLEUSES BOÎTES À MUSIQUE

La haute technologie de la fin du 20ème siècle nous fait perdre de sens du merveilleux. Aujourd'hui, lecteurs CD, DVD et baladeurs qui diffusent à l'oreille inattentive de la musique à toute heure du jour ou de la nuit, font partie de notre quotidien.

Les boîtes à musique, nées de l'ingéniosité, de la technique et du goût musical des artisans des hautes vallées, frères des horlogers, firent rêver le monde. Le principe de fonctionnement n'a pas changé depuis sa création, qu'il s'agisse des magnifiques pièces anciennes que l'on peut voir dans les musées et chez les collectionneurs ou celles que l'on trouve aujourd'hui dans les bazars.

Les chercheurs fabriquèrent au cours des siècles de nombreuses machines musicales, mais il fallut attendre le développement de l'horlogerie pour voir la réalisation du premier mécanisme à lames. Le "maître horloger " genevois Antoine Favre (1734-1820) ne pensait certainement pas que son nom passerait à la postérité lorsqu'il imagina d'utiliser les propriétés du diapason et d'une lame de ressort pour produire des sons. Favre, lui, créa un nouvel instrument qui ne pouvait jouer que mécaniquement, en faisant vibrer, au moyen d'un cylindre pointé, des lames d'acier de différentes longueurs. Accordées aux sons de la gamme musicale, ces lames étaient disposées comme un petit clavier, d'où l'expression de "musique à peigne ".

Le clavier ou peigne ne comprenait au début que quelques lames fixées chacune par une vis sur un plot de laiton. Il ne pouvait joueur que de courtes mélodies. Par la suite le clavier s'élargit pour compter plus de cent lames. Le diamètre du cylindre augmenta de pair. Puis furent créés les cylindres interchangeables offrant la possibilité de posséder chez soi un répertoire musical étendu.

En 1811, la boîte à musique fit son apparition à Sainte Croix où des hommes cherchaient à installer la fabrication de montres. La montre à musique fut une révélation. Cette nouvelle industrie avait trouvé sa terre d'élection, la région du Haut-Jura, s'étendant de la Vallée de Joux au nord-ouest à la Chaux-de-Fonds et les Franches Montagnes au nord-est.

La gamme de produits était très diversifiée ce qui fait que l'on pouvait admirer ces appareils aussi bien dans les salons des milliardaires que dans la mansarde de Mimi Pinson. En 1867, lors le l'exposition universelle de Paris, les prix des pièces maîtresses allaient de 120 à 400 francs or ! Mais il se vendait également des articles d'un coût plus modeste placés dans des tabatières.

Si vous avez un jour la possibilité de vous rendre à Sainte-Croix, ne manquez pas de visiter le Musée de la CIMA, de même qu'à L'Auberson le Musée Baud. Vous y vivrez des moments de rêve et d'émerveillement tout en retrouvant vôtre âme d'enfant.

© Arlette Desaules 15 mars 2001

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JEAN TINGUELY - SCULPTEUR DU MOUVEMENT

Né à Fribourg le 22 mai 1925, il quitte cette ville pour aller vivre à Bâle avec sa mère. Après sa scolarité, il fait un apprentissage de décorateur et suit les cours de l'école des Arts et métiers. Dès 1944 il fréquente le cercle des amis de l'anarchiste Heiner Koechlin.

1955 marque son départ pour Paris et le début de sa carrière internationale. Il y rencontre Niki de Saint Phalle, qui deviendra plus tard sa seconde épouse, et avec laquelle il collaborera pour diverses créations, tel "Le Paradis fantastique " exposé dans le pavillon français de l'exposition universelle de Montréal en 1967. " Le Cyclop " à Milly-la-Forêt dont la construction débute en 1970. Il s'agit d'une sculpture géante, dans laquelle on peut se déplacer. Le "Crocrodrome de Zig & Puce " est présenté au centre Georges Pompidou, à Paris en 1977.

En Suisse, c'est grâce à sa machine "Eurêka ", présentée à l'Exposition nationale de 1964 que le public le découvre. A la fois géante, animée par 7 moteurs et faites de matériaux hétéroclites, souvent des pièces de récupération, elle est parfaitement inutile. Sorte de caricature de la technique, elle reflète l'ironie dont savait faire preuve cet artiste. Mais que d'heures passées, les yeux ébahis, attentifs à tous les mouvements, par les innombrables visiteurs de cette exposition de Lausanne.

Passionné de mécanique, on le vit durant plusieurs saisons sur les circuits de grands prix automobile de F1 ou d'endurance, accompagnant son ami Joseph Siffert, dit Jo. Ce dernier devait se tuer en course en 1971, le 24 octobre au volant d'une BRM sur le circuit de Brands Hatch. La disparition de Jo affecta beaucoup Jean Tinguely et ce n'est certainement pas un hasard si en 1984 il accepta la construction à Rungis, sur mandat de la Régie Renault de "Pit Stop" faite à partir de pièces de voiture de formule 1 et que la même année eut lieu à Fribourg l'inauguration d'une fontaine offerte à cette ville en souvenir du pilote disparu.

Le 30 août 1991, Jean Tinguely s'est éteint à Berne. Un musée, conçu par l'architecte tessinois Mario Botta a été construit à Bâle. Situé près du Rhin, en bordure du Parc Solitude, il respecte en tous points l'œuvre de cet artiste, œuvre qui reflète le développement artistique de la seconde moitié du 20ème siècle.

© Arlette Desaules 20.01.2001

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LES MONTGOLFIÈRES A CHÂTEAU D'OEX
D'après l'éditorial de: "la Presse Riviera/Chablais" de décembre 2000

Dans une précédente chronique, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler de la station de Château d'Oex. Aujourd'hui, si je vous dis : Bertrand Piccard et Bryan Jones, cela devrait vous remettre en mémoire un exploit dont le monde entier s'est fait l'écho "le premier tour du monde en ballon ". Le point de départ de cette aventure se situe à Château d'Oex précisément et ce n'est pas un hasard.

Depuis 23 ans, dans le courant du mois de janvier, se déroule la Semaine de ballons à air chaud, L'an prochain, elle aura lieu du 20 au 28 janvier. Compétition où l'esprit ludique n'est pas absent, on peut y voir des ballons de toutes formes évoluant dans un cadre magnifique, avec, espérons-le, la neige en toile de fond. Cette édition 2001 verra 80 montgolfières en provenance de 15 pays. Les envols groupés ont lieu en matinée à partir de 10.30 h afin de libérer l'espace aérien l'après-midi pour les vols libres. Le vendredi 26, un grand spectacle son et lumière dès la nuit tombée verra une trentaine de ballons s'illuminer au rythme de la musique. La présence des aérostiers Bertrand Piccard et Bryan Jones est confirmée.

De plus, le souvenir de l'exploit de ces deux hommes se doit de subsister et, le "Piccard-Jones Trophy " aura lieu en grande première l'an prochain également. Cette compétition sera ouverte à tous les pilotes porteurs de licences. Trois modèles d'aérostats peuvent participer : les ballons à air chaud d'un volume maximum de 4530 m3, les ballons à gaz de 1260 m3 et les ballons mixtes ou rozières d'un volume maximum de 2200 m3.

Afin de respecter au mieux le souvenir de l'Odyssée du Breitling Orbiter, qui a s'est envolé le 1er mars 1999 à 8.05 h, la compétition débutera le même jour à la même heure pour ce Trophée 2001. Dans le souci du respect des symboles, les organisateurs ont tenu à ce que la compétition commence à la même date. Le nombre des membres d'équipage est fixé à deux ou trois - rappelant en cela le nombre de partenaires de Bertrand Piccard dans ses tentatives. Enfin, chaque équipage aura droit à trois essais, comme ce fut le cas également pour le Breitling Orbiter. On se souvient en effet que la première tentative se solda par un amerrissage en Méditerranée en 1997, en 1998 ce fut l'atterrissage en Birmanie à cause du refus du survol de son territoire par la Chine et enfin 1999 l'année du succès.

Si le hasard de vos déplacements vous conduit au Pays D'Enhaut, retenez ces dates, vous le ne regretterez pas. 

Je vous présente mes vœux les meilleurs pour de bonnes Fêtes de fin d'année.

© Arlette Desaules 11 décembre 2000

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FRIBOURGEOIS DU BRÉSIL

La grisaille ambiante et l'automne pourri que nous vivons m'incitent à vous emmener au pays du soleil, de la musique et de l'exotisme pour certains, je veux parler du Brésil. Que vient faire le Brésil dans une chronique de Suisse romande vous demanderez-vous ?

Bien avant le tourisme tel que nous le connaissons aujourd'hui, des personnes en quête d'un avenir meilleur cherchent un endroit où fonder une nouvelle colonie. C'est ainsi qu'en 1819, 830 Fribourgeois s'embarquent pour cette destination, accompagnés de Vaudois et de Valaisans. Ils embarquèrent dans le port d' Estavayer le Lac, bénis par Monseigneur l'Évêque de Lausanne. Une foule immense avait envahi les lieux pour ce départ. Trois grandes barques, plus une petite partie un peu plus tard, amenèrent ces nouveaux colons jusqu'à Soleure.

Mais la liesse du départ ne dura pas. Le voyage fut long et beaucoup ne virent jamais la terre tant espérée, pas plus que la ville qui devait leur rappeler le pays, Nova Friborgo. Dans les rangs fribourgeois, 292 personnes perdirent la vie, soit en mer, soit dès leur arrivée et le plus lourd tribut fut payé par les enfants en bas âge. Mais toutes les tranches d'âge furent touchées Ainsi 69 jeunes de 6 à 14 ans, et 44 pour la tranche d'âge de 15 à 30 ans perdirent la vie.

Après ce voyage dramatique, les colons atteignent Rio de Jantille, puis prennent le chemin des montagnes et s'installent. Nova Friborgo est la première colonie non portugaise du Brésil.

Deux siècles plus tard, c'est l'historien Martin Nicoulin que permit aux Suisses de découvrir leurs cousins du Brésil en retraçant l'histoire de cette immigration. Des liens se créèrent entre le canton de Fribourg et Nova Friborgo et une délégation de 230 personnes partit à la rencontre de leurs frères du Nordeste. De ces retrouvailles naîtront une fromagerie-école, un centre culturel. Puis ce fut au tour des Fribourgeois du Brésil de venir rendre visite au pays de leurs ancêtres.

Dans la région de Lumiar. Proche de Nova Friborgo, les colons trouvèrent des terres ingrates et les gens y sont restés pauvres. Aujourd'hui, "Le mouvement des paysans sans terre " se charge de l'occupation de ces terres inexploitées et un couple de jeunes jurassiens leur a apporté son aide en créant un campement.

Peut-être y avez-vous de la famille ? Il y a près de 19 de ces familles qui font des rencontres régulières. Les voilà : Bon, Cardinot, Cosendey, Curty, Cretton, Daflon, Denis, Erthal/Wermelinger, Lantelm, Lemgruber, Lugon/Moulin, Ludolf, Macharet, Marchon, Monnerat, Salglard, Thurler, Voirol, Wermelinge. 

© Arlette Desaules 20 novembre 2000

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L'EAU - LES GROTTES DE VALLORBE

L'eau, cet élément si précieux et indispensable, mais également si dévastateur, vient nous rappeler que l'homme, malgré toutes les avancées technologiques à sa disposition, n'est pas toujours maîtrisable. Ces jours derniers, le canton du Valais et le Tessin en on fait la douloureuse expérience. Les pertes en vies humaines et les dégâts considérables résultants de pluies diluviennes resteront dans nos mémoires. Le Val d'Aoste et le Piémont, régions italiennes voisines sont, elles aussi, durement touchées.

Cette sombre actualité m'a inspiré le sujet de ce jour : les Grottes de l'Orbe. Encore une histoire d'eau ! Ces grottes ouvertes au public depuis 1974 sont restées très longtemps un mystère et un sujet de curiosité pour les spéléologues-plongeurs. Situées sous les rochers séparant la Vallée de Joux et Vallorbe il semblait ne pas y avoir de passages. Et pourtant, d'où provenait la source de l'Orbe qui débouchait dans cette grotte ?

A la fin du siècle passé un plongeur scaphandrier descendit à 11 m. Dès cette période, c'était une certitude, il existait un siphon, mais les moyens n'étaient pas suffisants pour une exploration plus poussée. Il fallut attendre les années soixante pour que le matériel permette enfin à des passionnés d'effectuer les recherches. Inlassablement ils se mirent à l'ouvrage, se faufilant dans des passages presque impossibles. Ils découvrirent une galerie, puis une autre et en 1966 des centaines de mètres étaient ainsi répertoriés. Une société fut fondée pour mener à bien l'aménagement de ces grottes dans un but touristique.

Très vite les visiteurs affluèrent et c'est un véritable enchantement pour les yeux que de suivre le parcours établi. Tout y est mis en valeur par les éclairages savamment disposés. Spectacle impressionnant que toutes ces beautés minérales sculptées au cours des siècles avec parfois, sous vos pieds, le bouillonnement des eaux de l'Orbe.

Ces grottes figurent certainement parmi les plus belles d'Europe. A l'intérieur même de ces cavités, une exposition présente plus de 250 minéraux du monde entier, installés dans 4 coupoles creusées à même la roche. Les fouilles se poursuivent et nul doute que d'autres merveilles seront encore à découvrir dans un avenir plus ou moins proche


Si vous avez la possibilité de venir voir cet endroit, ne manquez pas de faire également une visite au musée du fer situé sur les bords de L'Orbe, non loin de la gare. Vous pourrez assister au travail d'artisans pratiquant encore selon les méthodes ancestrales.

© Arlette Desaules 20 octobre 2000

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LA BENICHON - CANTON DE FRIBOURG

L'été a définitivement quitté nos régions et la période de la Bénichon a débuté en pays fribourgeois. Au XVème siècle, appelée "Bénission ", ce jour rappelait l'anniversaire de la dédicace de l'église paroissiale. Au cours des ans, elle devint fête villageoise et fête familiale. Elle se déroule sur trois jours. Ce sont les jeunes, groupés en associations qui se chargent de l'organisation. 

C'est l'occasion pour toute la population de participer à de nombreuses réjouissances, bals populaires, concours de caisses à savon pour les plus jeunes, de charrettes montagnardes. Places publiques envahies par la musique des manèges et attractions foraines, cortèges folkloriques marquants la fin des travaux de récoltes et le retour des troupeaux en plaine.

Mais la Bénichon, c'est surtout "le menu " ! Et mieux vaut avoir un solide appétit pour arriver à terminer sans mal la totalité de ce qui vous est proposé. Vous en doutez ? Alors voici de quoi il se compose :

Le traditionnel menu de Bénichon
Cuchaule
Moutarde de Bénichon
**
Bouillon
Petits croûtons
**
Plat de bouilli
Jardinière de légumes
raves carottes et céleri
**
Ragoût de mouton
Purée de pommes de terre
Poires à Botzie
**
Délice de la borne
Jambon, saucisson, langue
Choux
**
Gigot de mouton
Purée de pommes
Salade aux carottes rouges
**
Fromage
**
Crème de meringues
**
Corbeille de fruits
**
Café et pâtisserie:
cuquettes, beignets, bricelets et pains d'anis...

La cuchaule est un pain confectionné avec de la farine fleur, du beurre, du lait et du safran. Quant à la moutarde de Bénichon que l'on déguste avec, elle est préparée à base de sucre candi, d'épices, de vin cuit et de farine de moutarde. C'est tout simplement délicieux. Nul besoin de participer à la Bénichon pour en manger, la gourmandise suffit.

Chaque région organise cette fête à des dates différentes. Les habitants de Bulle digèrent déjà, la semaine prochaine ce sera le tour de la Gruyère, et notamment Charmey pour son caractère carnavalesque, ses courses de chars humoristiques et ses déguisements, le troisième dimanche d'octobre Châtel St Denis, appelée aussi "La Bénichon des Vaudois " en raison des liens existants et de la proximité avec la Riviera vaudoise. Puis le second week-end de novembre vous pourrez vous rendre en Singine et en février dans la ville de Broc. Si malgré tout vous avez manqué une Bénichon, il vous reste le "recrotzon " la semaine suivante !

© Arlette Desaules 5 octobre 2000

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L'ART DU DECOUPAGE 

L'art du découpage existe depuis des millénaires. En Chine, il se pratique depuis la nuit des temps. En Europe, à partir du XVème siècle, ce sont les Vénitiens, qui les premiers s'initièrent à cette spécialité en copiant des reliures d'ouvrages en filigranes en provenance de Perse.

En Suisse, cela débuta au cours du XVIIIème siècle et plus particulièrement au Pays d'Enhaut, il s'agit d'une vallée ouverte du canton de Vaud, située à une altitude moyenne d'environ 1000 m. dont la principale localité est Château d'Oex. Le premier découpeur connu fut Johann-Jakob Hauswirth (1809-1871), charbonnier-journalier qui, lorsqu'il avait du temps libre composa de merveilleux tableaux multicolores. Les sujets traités s'inspiraient tout naturellement du folklore local. Puis apparaissent Louis Saugy (1871-1953), dit le Facteur, qui a apporté au découpage verve et habileté, et Christian Schwizgebel, l'animalier, ou encore David Regez qui contribua à l'expansion de cet art dans la vallée du Simmental.(canton de Berne).

Aujourd'hui, un nom fait autorité dans ce domaine, c'est celui d'Anne Rosat. D'origine belge, elle s'installe aux Moulins près de Château d'Oex où elle se marie. Amoureuse de cette région, elle s'intéresse à ses nombreuses traditions et c'est presque par hasard qu'elle réalisa son premier découpage. Un jour de 1969, son époux vendit une collection de Hauswirth dont il aurait voulu conserver une pièce. Mais l'acheteur s'y refusa...Anne décida d'en faire une copie et ce fut le début d'une oeuvre riche et diverse.

Depuis, elle n'a plus déposé ses ciseaux. Les instruments sont d'une incroyable simplicité : des petits ciseaux droits ou courbes, des pinces fines, de la colle et un papier de bonne qualité ! La réussite est due à la créativité, l'habileté, la patience et la précision. Aucune école n'existe pour enseigner cet art. La seule méthode consiste donc à essayer, recommencer et persévérer !

Le travail d'Anne Rosat est connu dans le monde entier. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques, au Musée de Château d'Oex, au Musée de Bulle et même au Cooper-Hewitt Muséum de New York. Et consécration suprême, elle est l'unique artiste de Suisse a avoir créé un modèle pour le fameux carré Hermès, la célèbre maison parisienne. "Découpages " représente des bouquets multicolores, des vaches, des sapins, des silhouettes et des cœurs, notamment. Nombre d'artistes redécouvrent le découpage qui est en passe de s'ouvrir les portes des marchés de l'art. La galerie Claude Allegri à Flendruz présente une exposition de 120 à 150 pièces. 

Quelques chiffres pour terminer : Une pièce de 20x10 cm nécessite 60 heures de travail.  Les prix varient de S.frs 60.- à S.frs 40'000.- selon la grandeur et son ancienneté. Les thèmes les plus recherchés restent les montées à l'alpage et les fleurs.
(source Dimanche.ch 13.08.2000)

© Arlette Desaules 08.09.2000

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QU'Y A-T-IL SOUS NOS MONTAGNES ?

La canicule sévit, il fait trop chaud pour escalader les montagnes ? Alors je vous emmène, sous nos montagnes... où quelques surprises vous attendent.

Depuis la dernière guerre mondiale, les Préalpes et les Alpes présentent l'aspect d'un fromage. Un travail de fourmis, fait par l'armée suisse, pour constituer le "Réduit national ".  Des kilomètres de galeries courent ainsi sous les rochers sans que rien, en surface, n'attire l'œil du passant.

Mais les conditions ont changé, finie la guerre froide, le Mur de Berlin est tombé et, officiellement, depuis le 31 décembre 1998, il n'y a plus d'artillerie de forteresse. Les forts et bunkers  de notre armée sont à vendre. Que deviennent-ils ?

Fort de Champex-Lac 
"photo Didier Martenet/L'Illustré"
En Valais, au-dessus d'Orsières, Le Fort de Champex-Lac a été acquis par l'association Pro Forteresse. Creusé sous 80 mètres de roche, en moins de deux ans, celui-ci pouvait abriter une garnison de 150 hommes. Il permettait d'y vivre en autarcie durant 3 mois, sans apport extérieur en eau, énergie et nourriture. Une particularité de cet ouvrage est sa situation ! Entièrement excavé... sous les hôtels de la station. Très vite, la perspective des exercices de tirs provoqua des réactions, mais avec beaucoup de diplomatie, les choses s'arrangèrent. Aujourd'hui, il ouvre ses portes aux visiteurs, non pas comme un musée figé mais en vous laissant l'impression que vous y pénétrez, durant une pause de ses occupants. Tout a été conservé en l'état, matériel et armement, munitions non comprises ! 

Fort de Champex-Lac
"photo Didier Martenet/L'Illustré"
A la frontière Vaud/Fribourg, une autre forme de recyclage a été trouvée. Les Forts de la Tine, près de Rossinière se sont transformés en caves d'affinage pour les fromages à raclette de l'Etivaz. Passées les deux portes blindées, on s'enfonce dans la falaise après avoir franchi les chicanes et sas de décontamination. La température est constante de 8 à 10° avec un taux d'humidité de 90%. Quelques 2500 meules sont déjà stockées, mais à terme on prévoit de pouvoir doubler ce chiffre.

Fort de Champex-Lac
"photo Didier Martenet/L'Illustré"
En Suisse alémanique, un complexe entier a été racheté pour une société qui l'a transformé en un véritable coffre-fort. Et ce qu'il renferme va certainement vous étonner : des données informatiques. Deux méthodes pour ce stockage, soit par transfert direct d'ordinateur à ordinateur, soit par dépôt de bandes ou tout autre moyen d'enregistrement. Pour des raisons évidentes, vous comprendrez que je ne puisse vous indiquer le lieu exact de ce site !

Maintenant, si le cœur vous en dit, il vous est possible d'en acquérir un pour votre usage personnel, à condition de ne pas souffrir de claustrophobie... pour cela adressez-vous au Département DDPS (Département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports)

© Arlette Desaules  24 août 2000

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